Tendre Effraction – en cours
Comment habiter une histoire familiale construite sur les non-dits ?
C’est l’histoire d’un album de famille dont je me saisis.
Me défaire de la fonction d’archive,
être dans un rapport actif aux images
sensible, parfois violent.
Leur porter secousse, y créer des failles,
ouvrir des brèches, observer le hors-champ, comprendre le sous-texte.
C’est dans cettet ension que s’inscrit ce travail : interroger ce que les images ont tenu à distance, et qui,
dans l’opacité des relations familiales, n’a pas trouvé de mots.
travailler ces photos, c’est reprendre position face à mon histoire.
Sortir de la place assignée, du point de vue hérité.
Ne plus être seulement celle à qui l’histoire arrive,
mais entrer en relation avec un passé qui ne cesse d’agir.
C’est l’histoire d’un acte de courage :
celui de dire ce qui dérange ou interroge.
Risquer l’équilibre familial, là où ça vacille – justement là où ça vacille.
C’est un acte de parole en image. Un geste de parrêsia.
Pas une vérité spectaculaire, juste une mise en mouvement.
reconsidérer ce qui a été vécu, sans s’y dissoudre.
Montrer ces images, les sortir de l’espace clos de l’album,
les poser hors de soi.
Engager un travail de visibilité.
C’est l’histoire d’une réappropriation.
D’un geste qui me délivre autant qu’il me déploie,
qui cherche moins à révéler qu’à rendre habitable,
qui refait lien aussi.
C’est l’histoire d’une effraction.
D’une Tendre Effraction.
















